France Stratégie

L’Allemagne fournit ici un exemple instructif, car avec son  Energiewende, elle a déjà engagé le tournant vers un modèle  décentralisé. Elle se trouve ainsi la première confrontée aux nombreux  défis que soulève l’adoption d’un tel système : à l’augmentation des  prix du kWh et au renforcement obligé du réseau s’ajoutent les  difficultés à sortir de la production à base de charbon et à diminuer  les émissions de CO2.

La France a le choix entre plusieurs options : le maintien du système  centralisé actuel, la mise en place d’un modèle totalement décentralisé  et enfin un système hybride où coexisteraient un réseau centralisé et  des boucles locales de taille diverse.

La première option est la plus sûre à court terme, mais elle risque  de se révéler intenable à long terme si les agents économiques se  tournent vers des technologies d’autoproduction en apparence moins  onéreuses. La deuxième option est coûteuse, voire irréaliste à court  terme, mais elle est probablement viable à long terme si le stockage de  l’électricité se développe à un coût raisonnable et si les agents  acceptent de réguler leur consommation en fonction de la rareté de  l’offre des énergies renouvelables et du signal-prix. La troisième  option est sans doute la plus confortable, mais elle peut se révéler  également très coûteuse, car elle repose sur un double système et donc  sur une offre structurellement excédentaire dont il faudra rémunérer les  investissements.

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